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 Melody O'Hara

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Melody O'Hara
Maître Pokemon d'Alma
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Messages : 118
Pokedollars : 2173
Date d'inscription : 06/06/2012
Localisation : Quelque part, dans les cieux

Fiche du voyageur
Niveau: 1
Expérience du personnage:
0/100  (0/100)
Liste de vos RP en cours:

MessageSujet: Melody O'Hara   Mer 6 Juin - 14:02





• Bien le bonjour, je suis le Prof.Delfixyon, qui es-tu ? •
    Quel est ton nom ?: Melody O'Hara

    Es-tu un garçon ou une fille ? : Fille

    Et tu es né quand ?: Un 23 Mai

    Quel camp as-tu choisis ?: Dresseur

    Et quel est ton rang ?: [/b].








• Dis-moi en un peu plus sur toi •
    Description Physique :

    Posez votre regard sur moi et dites moi ce que vous voyez. Une jeune femme? Quelle observation perspicace! Si cela est tout ce que vous pouvez déduire, laissez moi donc compléter ma propre description en détaillant du mieux possible. Pour vous faciliter l’assimilation de ces connaissances visuelles, débutons par le plus évident: mon visage. En ovale comme la plupart des femmes, il me semble être d'une banalité profonde mais les hommes semblent l'apprécier donc, je n'exprime aucune plainte à ce niveau là. Au dessus de mon nez, mon âme siège derrière deux fenêtre à la couleur des cieux, ces deux yeux en amande, dont l'éclat reflète le très haut, sont à l'image de mon tempérament de rêveuse. Qui sait? Peut être qu'à force de fixer le ciel, l'iris en imite la beauté?
    Passons. Juste en dessous de mon cher nez, se trouvent mes lèvres. Celles ci sont délicatement rosée par la nature et pulpeuses de par leurs formes, sinon rien de bien extraordinaire. Et enfin, je finis cette description de mon visage par ma chevelure. Mes cheveux...ils sont un simulacre de l'aube, leur éclat est tout aussi doux que l'aurore des beaux jours et la lumière se piège entre les tours et les détours de mes longues boucles attachées, de piteuse manière je dois l'avouer, sur le côté pour qu'elles ne me gênent lorsque souffle le vent.

    Le reste de mon corps désormais...il n'y a pas de quoi épiloguer pendant des lustres. De taille, disons, standard (environ1m75), ma tête ne dépasse que rarement mes homologues masculins. Effectivement, j'en suis complexée de me rendre compte que la majorité des hommes sont souvent bien plus grand d'un tête ou deux. Donc, je passe mon temps à lever le regard, souvent avec une lueur de défi, une lueur d'audace qui pourrait me porter préjudice un jour. Ensuite, je suis de frêle constitution, et pourtant, cette fragile apparence cache une ossature plutôt forte de part ma propension à tomber sans jamais me casser un os. Cependant, la peau blanche qui me fait office de protection, n'est, quand à elle, pas de la plus grande solidité. En effet, je passe le plus clair de mon temps à m'ouvrir des éraflures un peu partout, les cicatrices sont légions sur mon épiderme! A me voir ainsi, on ne croirait pas de taille face à l'aventure et pourtant, cette carcasse qu'est la mienne en a vu du pays! La preuve même que les apparences sont trompeuses.

    Description Morale :

    Que pourrais je vous dévoiler sur ma personnalité? Vous, qui ignorez encore tout de moi et de ma personne, pourquoi donc tenez vous absolument à me connaître? Une simple curiosité? Autant pour moi... mais tâchez d'écouter attentivement car jamais je ne répète mes paroles. Bien, pouvons nous commencer?
    Je suis d'un naturel, disons, rêveur. Oui... j'aime quand mon esprit s'évade et s'envole. Peu importe le lieu, peu importe le temps, le ciel m'appelle à toute heure du jour et de la nuit aux portes de l'imaginaire, un nuage, aussi difforme soit il, par mon esprit se retrouve métamorphosé en chimère ou en objet quelconque. Ainsi, je suis toujours libre car l'imaginaire et la rêverie sont les voies qui permettent de d’accéder à la liberté. J'en suis persuadée. N'allez cependant pas croire que je ne suis qu'une simple rêveuse étourdie! Si à vos yeux je revêt le costume d'une jeune femme absente, ce n'est pas tout ce qui détermine mon être, fort heureusement pour moi d'ailleurs, il existe un autre aspect de ma personnalité. Le changement peut être soudain, brutal mais il vous semblera peut être plus agréable au final.
    En effet, si je suis dotée d'une prédisposition à la rêverie impressionnante, je suis également capable de redescendre sur terre tout aussi rapidement que l'âme monte aux cieux. La lueur de mes yeux vient à changer, devenant plus vive, au reflet de mon état intérieur combatif. La rêveuse cède alors la dresseuse, plus impulsive, plus apte aux compétitions, prédisposée à la réaction de mauvaise perdante. Lorsque j'y songe dans mon temps libre, je trouve cela à la fois très déroutant mais également étrange par la facilité et la vitesse avec laquelle ces deux personnalités s’intervertissent.

    Que pourrais donc vous ajouter afin que votre rapacité soit comblée? Et bien, je suis à la fois l'enfant et le sage, une curieuse de la vie, prête à satisfaire sa soif de connaissance lorsque l'occasion se présente mais dont le regard, rapidement se terni par une expérience de la vie peu agréable. Mon enfance en d'autres termes, qui n'a de joyeux que le voyage et les pokémons, m'enseigna que toute chose à une place, en somme, la tolérance. Ni couleur ni type, ni beau ni moche, pas de questions sur l'utilité d'un tel ou un tel, tout ce qui existe a forcément un nom, une place au sein de notre grand cirque de la vie. Jamais je ne rejette, je m'adapte tout simplement après observation des individus lorsque la personne parvient à m'intéresser suffisamment et provoque l'acte prodige que de me sortir hors de mes méditations récréatives. Honnêtement, tout le monde est susceptible d'y arriver car mon ouverture d'esprit me le permet, seulement, il faut répéter les tentatives afin de gagner le succès. Pour finir, je parlerais de ce que les gens nomment la détermination. En suis pourvue? C'est assez délicat! Disons que je suis quelqu'un qui poursuit ses rêves, qui manque à de nombreuses reprises d'abandonner mais dont la flamme intérieur, petite têtue, est l'élément qui la force à continuer. J''apprend des erreurs passées pour forger l'avenir, tel est ma vie.
    Un petit résumé de mes principes? C'est bien parce que c'est vous! Tâchez cette fois ci de retenir! Donc, je me sens obligée d'écouter tout ceux qui oseront se confier à moi, de ne jamais juger un dresseur par son apparence mais par ses actes, de saupoudrer la vie par de la curiosité en tentant de faire abstraction des douleurs passées. Bien évidemment, mes devoirs envers les pokémons doivent être respectés, mais cela était il vraiment nécessaire que je le mentionne? Et L'identité...une autre valeur importante pour mon âme qui soufrait jadis, d'un anonymat lourd à supporter. Je vous affirme avec véhémence que d'ignorer ses origines est selon moi pire que de tenter l'oubli! Pour finir, j'ai désespérément un bon fond mais cela, vous vous en rendrez bien compte lorsque nos routes se croiseront.

    Pokemons : Tellement de pokémons sont sous mon joug, en voici les principaux (Description coupées car j'ai atteint la limite autorisée ^^')

    Feunard (Shiney): Sa fourrure grise irisée de bleu est sa principale caractéristique, les étincelles qui en surviennent également. Feunard est le premier pokémon qui daigna parcourir un bout de chemin avec moi. Au départ, ce dernier ne m'appartenait pas et avait une certaine propension à se foutre de ma gueule à chaque faux pas. Chose qu'il fait toujours d'ailleurs, je me serais bien passée d'une telle caractéristique! Mais s'il raille souvent ma personne, ce gracieux pokémon ne supporte pas que d'autres fassent de même et ce, qu'ils soient humain ou pokémon. En effet, c'est mon protecteur, une sorte de grand frère en version pokémon, plus prompt à réagir par le sang chaud qui s'écoule dans ses veines. Il serait prêt à tout pour me faire plaisir, même à apprendre des attaques normalement infaisable pour son espèce. C'est un fonceur, un optimiste, toujours là pour me soutenir lorsque surviennent les coups durs. En réalité, je crois que son principal défaut réside dans sa nature colérique qui est franchement agaçante. Il aime regarder le monde avec un petit air hautain qui lui sied à merveille, avec ce sourire mystique, cette expression étrange sur son museau. Les personnes qui le croisent ressentent plus ou moins du malaise en sa présence, par cette manie qu'il a de fixer les gens sans ciller. Mais il est ainsi, je m'y suis faite.

    Mon équipe compte également Hyporoi, Libegon, Elekable, Lucario et Mew

    Racontes-moi ton histoire :

    Asseyez vous bien confortablement. Si si, j'insiste! Car ce que je suis sur le point de vous raconter va prendre un peu de temps. Tout passé, même le plus anodin, mérite qu'on s'y intéresse et qu'on s'y attarde le temps de quelques minutes afin d'en savoir un peu plus sur votre interlocuteur. Ma destinée ne fut pas des plus joyeuses je le crains, attendez vous à me voir sombrer dans le pathétique sur certains passages.

    Chapitre 1: Prélude

    Je suis née, il y deçà quelques années, entre les murs de Safrania sur les Terres d'en bas. La vie consacrée à la rue depuis le plus jeune âge, il n'y avait personne pour s’inquiéter à mon sujet et quand je dis personne, je veux entendre par là que nul individu ne voulut de ma présence au sein d'un foyer. Oui...bienvenu chez les orphelins. L'identité personnelle n'existait pas à leurs yeux, c'est de peu s'ils nous surnommaient avec des numéros. L'endroit où l'on vous fait comprendre dès vos premiers jours que seule la chance vous garanti le salut autrement, vous ne serrez jamais rien de plus qu'un parasite nuisible, suçant le bon argent du contribuable. Personnellement, je ne croyait pas à ces bobards, j'avais toujours eu cette espérance folle que ma place était quelque part, loin de ces murs. J'étais profondément persuadée que chacun d'entre nous avions un avenir et ce, contrairement à toutes les balivernes que ces éducateurs nous laissaient croire Malheureusement, l'optimisme que j'éprouvais était loin d'être partagé par tous. On me pensait naïve, je devais l'être sans doute, mais mes rêves de vie meilleure étaient bien plus fort et mon imagination me prodiguait les éléments nécessaires à toutes mes ballades chimériques. Pourtant, c'est dire si les adultes tentèrent de me briser mes illusions! De tous, j'étais de loin la plus battue par mon insolence et mon regard soi disant empli de dédain. Si les gens avaient eu la curiosité de savoir ce qui se tramait dans l'ombre, d'apprendre comment leur argent si salement taxé pour notre compte était utilisé, croyez moi qu'il y aurait eu une polémique sur la maltraitance des enfants! Il y faisait froid dans nos dortoirs et la qualité de la nourriture déplorable à souhait, il n'y avait guère que les jours d'inspections que nous avions droit à quelque chose de convenable! De plus, nous étions tous soumit la plus dure des règles qui puissent exister en ce monde: aucun pokémon n'était admit dans l’enceinte du bâtiment. Bien évidemment que nous avions tous essayés de contourner la loi tyrannique mais à chaque fois, le Luxray du directeur perçait le secret.
    C'était d'un triste! Combien de fois après que le pokémon nous fusse retiré ou après avoir été rossée, je fuyais en haut de l'immeuble admirer le ciel? Je cherchais ma consolation auprès des cieux, auprès de tout ces Roucoups et autre pokémons vol dont la liberté n'avait de limites que la surface de la terre. En les observant, bien souvent j'imaginais ma vie si elle avait été tout autre, en m'inspirant de tout ces gamins à l'école qui, clamant ouvertement leur haine des parents, me donnaient une vague idée des rapports familiaux. Puis, lorsque l'orage était calmé et lorsque mon illusion était retombée par l'appel du ventre, je redescendais retrouver mes camarades d'infortunes dans notre misère commune. Heureusement que pour égayer notre nuit, un Miaouss de la rue avait prit l'habitude de miauler à notre fenêtre. Son jackpot salutaire, celui ci nous fournissait argent de poche pour le lendemain et ronronnement de pacha alors que sa langue effleurait le lait, tout frais volé de la réserve, que nous lui donnions. Et lorsqu'il partait, c'était à mon tour de faire rêver les autres par mes histoires rocambolesques juste avant de s'endormir. Tel était ma vie, les autres enfants étaient pour la majorité d'entre eux, des amis sur lesquels je pouvais me reposer. Nos rapports étaient bien différents de l'ordinaire car ils étaient à mes yeux, tels des frères et des soeurs et la vie ainsi, dura jusqu'à ce que j’atteigne ma huitième année.

    C'était un jour comme les autres, un soleil radieux brillait dans un ciel pâlot au dessus de long nuages effilés. Je sorti du bâtiment quand Lizz, une autre orpheline, m'interpella dans les escaliers.

    -Eh! Melo! Tu veux qu'on aille jouer?
    -Non, pas aujourd'hui. Je vais me balader.
    -Comme tu veux...Que nous prépares tu pour ce soir?
    -Une histoire sur un Ectoplasma. Je garde le suspens pour cette nuit!
    -Génial!

    Et remonta avec hâte les marches avant de disparaître à l'étage. Quand à moi, je m'aventurai seule dans les rues de Safrania. Ces dernières n'avaient pour moi le moindre secret tant nos jeux s'étalaient sur la ville entière et que que notre plaisir se trouvait en dehors d'un orphelinat lorsque le temps libre nous accable or là, nous étions en vacances d'été et le temps libre ne manquait pas. Cependant, visiblement lassée de revoir encore et encore les mêmes immeubles, le fameux immeuble de la Sylphe Sarl, trônant, grand géant de béton, au beau milieu du centre ville, il était grand temps pour moi de partir, de sortir d'entre ces murs si sales et si emplis de personnes malfamées! Je pris alors la route vers Celadopole, sans espérance particulière si ce n'est celle de voir enfin de mes yeux, le centre commerciale dont je n'avais visité que l'entrée. Chemin faisant, il eu fallut que je croise la route de délinquants en pleine transaction de je ne sais quoi mais leur regard apeuré lorsqu'ils s'aperçurent de ma présence fut si communicatif, que je m'occupais de rebrousser chemin plus rapidement qu'à l'allée. Mon coeur battait à toute allure, tant par la peur que par ma course finie sur tronc d'un arbre bien placé, le corps littéralement plaqué contre l'écorce et ma planque aurait put réussir, si un faux mouvement n'interpella pas l'attention d'un des trois hommes. Puis, me sentant condamnée, je pleurais à chaudes larmes mon sort bientôt scellé tout en me recroquevillant au maximum -technique de l'orphelinat- afin que la douleur paraisse plus supportable.
    Et ce qu'il devait m'advenir, advenu.
    Il faut bien avouer, que les lascars y allaient avec joie! Tapant sur mon dos arrondi comme s'ils eussent tapés sur un homme, la violence à l'état pur venait d'éclater au grand jour! Et alors que je me croyait totalement perdue, il eu pour moi le plus beau des miracles: un Dracolosse sortit de nul part surgit soudainement, et la colère transcrit dans son regard suffit à faire fuir les agresseurs. Peu de temps avant de m'évanouir, il me semblai que le pokémon devint plus petit tout en flottant des les airs, le pelage rosé, et s'approcha de mon visage mais mon esprit sombrait déjà dans le néant. Je me suis réveillée bien plus tard dans mon propre lit, incrédule. Mis à part un mal de crâne persistant à l'éveil, il n'y avait rien de bien particulier sur mon corps. RIEN! Pas la moindre cicatrice ni ecchymose! Avais je rêvé? Non, c'était bien trop réel et les sensations bien trop intenses pour un simple songe! Je descendis dans les escaliers mais les enfants n'eurent aucunes réactions, pas même Lizz:

    -Et bah? Je te croyais en balade!
    -Euh...
    -Oh mon dieu! Mais qu'est ce que tu t'es fait là?
    -Où ça?
    -Regarde tes vêtements! Ils sont tâchés de sang!

    Je n'avais remarqué l'immense tâche qui ornait désormais mon tee-shirt. Ainsi, j'avais bien raison, c'était bien vrai! Bien évidemment, je du trouvé un prétexte quelconque afin d'expliquer cette tâche, laborieuses je dois l'admettre mais la demoiselle ne fut pas plus curieuse que cela. Quant à moi, mon imagination transforma ce sauvetage inopiné en signe du destin. Cette agression était pour moi d'une symbolique terrifiante: voit ce qu'il t'attend si tu reste ici, sens ton corps souffrir pour des broutilles. Voulais je vraiment vivre comme cela jusqu'à la majorité? Non! Si ce pokémon a prit la peine de me sauver, ce n'est pas pour que je finisse sous les coups d'un autre! Il fallait que je parte! Le plus vite et le plus loin possible pour qu'on ne puisse me retrouver. Je le devais, je voulais revoir ce pokémon qui m'avait sauvé de la mort! On était vers la fin de l'après midi quand je pris cette décision en toute connaissance de cause, et l'enfant que j'étais, décida de prendre la Lune pour témoin. Regardant une dernière fois le couché du soleil depuis le toit, je savais que dans trois jours, le soir venu, je serais partie.

    Chapitre 2: Une rencontre providentielle

    A pas de velours je me glissais hors de la chambre, le souffle suspendu comme si la moindre respiration allait provoquer le réveil d'une de mes comparses et ma conscience fut tranquille après avoir franchit le seuil de la bâtisse. La ville vivait encore, elle ne dormait jamais comme à son habitude. Les trains vers Doublonville, la ville qui m'offrait la chance d'un nouveau départ, roulaient encore de nuit même s'ils étaient plus rares seulement, j’eus la bonne idée de vérifier les horaires et par chance, l'un d'eux partait vers 00h30, idéale pour une fugue. Mon billet déjà acheté, siégeait dans une pochette de mon sac afin d'éviter les ennuis de ticket perdu. Cependant, le plan ne se déroula pas exactement comme je l'espérais. En effet, à peine venais je de franchir la porte d'entrée, qu'une autre âme sortit juste après moi en robe de nuit. Lizz me regardait, les yeux humides, visiblement dépassée par les évènements ainsi que leur ampleur. Comment pouvait elle comprendre? Je m'en allai en voleuse après tant d'années restées bloquée, limitée par les murs et les restrictions que ce lieu m'imposait.

    -Pourquoi? Pourquoi tu ne m'as rien dit?
    -Ecoute moi Lizz, je ne peux pas rester ici. Je dois devenir plus forte, je dois.... Je ne peux pas rester ici. Je ne veux pas rester...
    -Et pourquoi pas? Tu n'as même pas l'âge du voyage initiatique!
    -Et alors? Tu crois vraiment que c'est ça qui va m'empêcher d'accomplir mes désirs?
    -Tu n'as que huit ans!
    -Et alors? Où est le problème? Ici je me fais défoncer la tronche pour un rien, alors je ne risque pas plus à l'extérieur! Je sais comment me débrouiller, j'ai tout ce qu'il me faut. Tout est prêt! Je peux me barrer!
    -Mais tu n'as pas de pokémons!
    -J'en attraperais en chemin.
    -Laisse moi te donner ça.
    -Une pokéball? Com...
    -Elle est vide mais...j’espère qu'avec ça, tu deviendra la meilleure. Et crois moi que tu as intérêt!
    -...Merci. Merci beaucoup. Au revoir...Lizzy

    J'aurais préféré ne pas avoir affaire à ce genre de confrontation, la tristesse des adieux est souvent la plus terrible à laquelle on doit faire face mais l'aventure pour moi avait sonnée, je ne pouvais faire machine arrière sous peine d'être prise pour une couarde! Cela peut vous paraître étrange qu'une enfant de cette âge quitte ainsi toutes ses attaches cependant, si vous vous en souvenez bien, je suis une orpheline. Si j'avais été ordinaire, ma seule attache aurait été de nature parentale et je serais partie comme tout enfant, le jour de mes dix ans. Cependant, mon impatience est bien trop grande, la nature malheureusement dotée d'une nature assez curieuse pour la vie malgré les nombreuses désillusions que j'avais déjà cumulés de manière bien plus exagérée qu'un autre enfant de mon âge. Et puis, ce voyage me donnait cette fameuse occasion que j'attendais depuis des lustres pour trouver une identité, faire ma place au soleil comme ma conviction était persuadée. Me glissant entre les ombres et les agents de police, je réussis finalement à atteindre mon objectif, l'âme apaisée une fois que mon corps fut assis dans le train vide en route vers Doublonville. Seulement, mes plans ont toujours la fâcheuse tendance de ne jamais se dérouler comme ils le doivent, celui ci n'échappa pas à la terrible règle. En effet, peu de temps avant le départ, un contrôleur vint me voir après m'avoir longuement fixé puis, lorsqu'il vit que nul autre était avec moi, l'homme prit la décision de venir m'arrêter. Alors que nous avions "aimablement" débuté notre conversation, un vieillard se dirige vers nous.

    -Je te cherchais partout!
    -Qui êtes vous?
    -Son grand père.
    -Votre nom?
    -Terence O'Hara.

    Je n'eus le temps de dire mon mot que le contrôleur était déjà parti voir les autres passagers, me laissant seul avec ce vieillard étrange dont l'audace lui avait permit à merveille de jouer le rôle de mon grand-père. Le vieux s'était assis en face moi, n'ajoutant rien de plus sur les évènements qui venaient d'avoir lieu. L'homme pourtant, m'intriguait avec sa veste blanche et cette barbe noire aux éclairs argentés, ses ongles propres et sa chevelure poivre et sel lui conférait un aspect mature doublé d'une certaine élégance, ce qui dégageait un certain charme, un certain charisme qui ne devaient laisser indifférents les vieilles peaux ridées de son âge. Son regard d'émeraude dégageait une certaine assurance, un de ces regard de conquérants digne de Nobunaga Oda. Malgré cet aspect impressionnant, il avait démontré, par son acte de sauvetage, une certaine bonté pour commettre l'irresponsabilité de sortir du pétrin, une gamine dont il ne savait rien. Intriguant....très intriguant... Seulement, l'un comme l'autre refusait de parler, moi par peur et lui, je ne savais pas trop si cela était par nonchalance ou bien par respect vis à vis de moi.

    -Tu as quel âge?

    Parlé trop vite!
    Ô rage! Ô désespoir que que de répondre à un homme inconnu! Il avait beau être mon sauveur, ne voulait démarrer une conversation sous peine de recevoir une morale digne de ce nom! D'un autre côté, que risquais je à lui parler? S'il voulait prévenir quelqu'un pour qu'on me reprenne, il n'y avait que l'orphelinat au bout du chemin et la punition qui m'allait être échue, devinée d'avance car identique à celle des autres forfaits de sales gosses que nous étions. Je lui avoue tout, de mon âge aux raisons qui me poussèrent à prendre ce train et la seule réponse que j'eus de sa part, je fut rien d'autre qu'un léger sourire du coin des lèvres, faisant légèrement froisser sa grande barbe d'homme âgé dans un pli charmant. Qu'allait il advenir de moi? Je l'ignorais mais rien ne pouvais être pire que le lieu où j'ai grandit pendant ces huit longues années.
    L'envie de songer me revint naturellement au détour d'une vague forme découpée par la lune. Mode rêve activé, je voyais dans cette forme le pokémon qui m'avait sauvé en l'imaginant tantôt comme un gigantesque être aux grandes ailes bleues, tantôt comme un grand serpent vert traversant le ciel à la vitesse du son comme l'une de ces vieilles légendes du pays. Puis, c'est un oiseau de feu que je voyais, le majestueux Sulfura avec ses ailes de feu, se métamorphosait en gracieux Artikodin tel que je l'imaginais, en prenant pour base une ancienne illustration dessinée sur la page d'un ancien ouvrage. L'aube commençait tout juste à poindre de son nez quand un éclat dans les cieux, attira mon attention. Rapide comme un éclair, il n'en était rien. Juste le vent emportant des poussières et des brindilles, rien de plus mais cela suffisait à émettre une multitude d'hypothèses , toutes plus farfelues les unes que les autres tant mon esprit, affecté par ce mélange d'excitation et de fatigue, somnolait sur le siège de voyage. Cependant, les cieux, décidés à me garder éveillée, firent levé le soleil en plein dans mon visage, l'intensité gagnant à chaque instant de la puissance me força à renoncer à une quelconque sieste. Terence semblait de nouveau disposé à me parler, me proposant de me payer le petit déjeuné à peine l'annonceur avait prédit notre destination finale.

    Au détour d'un café, le vieillard me proposa de m'héberger chez lui le temps que je puisse faire mes vivres et surtout, d'attraper mon premier compagnon. C'est qu'il était bien plus sympathique qu'il en avait l'air le vieux Terence! Malgré son air sévère et sa bouche de fines lèvres, il aurait un cœur gros comme un Wailord si les blagues vaseuses et l'ironie ne faisaient pas parties de son registre comique. Mais soit! J'allais devoir faire avec durant quelques temps, du moins, jusqu'à ce que je sois véritablement en mesure de prendre soin de moi même. Peut être que cela vous surprendra peut être mais il m'a semblé que mon enfance s'est arrêtée aux portes de l'orphelinat. En dehors, j'avais cette impression folle que d'avoir gagné de la maturité, d'être une sorte de prématurée pour une aventure telle que celle ci, peut être était ce côté indépendant qui plut à cet homme? Qu'en sais je? Il semblait m'apprécier en tout cas. Son foyer lui aussi avait de quoi surprendre! L'homme était aisé, vivant dans les beaux quartiers. Essayez de comprendre à quel point pour moi, ce fut le choc! Passer d'un piteux orphelinat à une maison de cette taille! Mais c'était délirant! Absurde même par le côté irréaliste de la chose! Et la première chose qu'il fit pour moi, fut de me faire préparer un lit dans une chambre personnelle...DÉMENT!

    La nouvelle vie pouvait enfin commencer, la chance tournait enfin pour moi qui n'en avait jamais eu. J'étais heureuse, rare sont ceux qui peuvent imaginer la nature même de cette allégresse qu'est celle d'avoir trouvé un foyer. Quand j'y pense de nos jours, je comprend à quel point la providence fut de mon côté et que cette rencontre là, tenait plus du domaine du miracle! Le soir même de mon arrivé, la culpabilité dans l'âme, je m'étais isolée dans ses jardins avant même l'heure du dîner. A l'intérieur résonnait des cris, mon nom était scandé par les quelques domestiques qui servaient le maître de maison, je l'es entendais à maintes reprises mais jamais j'eus le réflexe de répondre à ces appels. La Solitude pour compagnie, le regard perdu dans le vide céleste, jamais je ne me serais rendu compte de l'inquiétude ambiante si Terence n'avait prit la peine de venir me cueillir sur les rebords d'une fontaine. Là, à demi éclairé par le disque lunaire, sa canne dans la main faisait frémir le gravier à ses pieds tandis que sa chevelure se pliait au vent.

    -Tu nous fausse compagnie avant même de manger?
    -Je n'ai pas l'habitude de me faire servir...
    -Après ce que tu m'a raconté, pas étonnant. Dis moi, tu as l'air songeuse.
    -J'aimerais juste savoir une chose monsieur O'Hara.
    -Laquelle?
    -Pourquoi m'avoir aidé? J'ai du mal à comprendre! C'es vrai! Vous pouviez me dénoncer, ou tout simplement, me laisser dans la merde mais non! Pourquoi?
    -Tout à fait légitime de ta part. Laisse moi t'éclairer.

    A mes côtés, l'homme prit place dans la dignité qu'était la sienne. Lui que je croyais à des années lumières de ma condition était en fait, l'adulte le plus apte à comprendre ma vision et mes désirs. Comment aurais pu savoir, que lui aussi était un orphelin? Contant son histoire aussi bien que les plus grand conteurs, je restais suspendu à ses lèvres dans une attitude ou se mêlait adroitement le respect et l'admiration jusqu'à ce qu'il termine son histoire, dont le final répondait parfaitement à mes questions. J'étais comme lui, une battante rêveuse qui était prêt à tout pour accomplir ses rêves, voila pourquoi il ne m'avait pas cafté, voila pourquoi j'étais en ces lieux, voila pourquoi je lui plaisait tant! Un instant de réflexion me fut tout de même nécessaire afin de pleinement comprendre l'ampleur de cette révélation, le temps pour un pokémon d'apparaître devant mes yeux. Un Goupix doré...un Goupix DORÉ! Le pelage scintillant, le regard doux, ce pokémon était loin d'être ordinaire! Je ne peux vous décrire tout l'étonnement qu'il me transmit, au point que je fis un plongeon dans la piscine à cause d'un sursaut de surprise. Terence riait aux éclats, le Goupix fit de même en paraissant se tordre de rire sur le gravier quand ma tête émergea de l'eau.

    -Qu...qu...
    -C'est mon compagnon. Goupix, un pokémon dit Shiney. Allons! Sors de là! Tu vas attraper froid avec ce vent!
    -Goupiiiix!

    Je sortis de là, trempée jusqu'aux os. Rentrant rapidement au manoir, il eu fallut que nous trouvions des vêtements à ma taille mais surtout sec afin que je puisse dîner tranquillement. Pour la première fois de ma vie, je connaissais les joies d'un délicieux repas préparé avec soin, bien loin des plats livrés à la chaîne et dont le goût se rapprochait plus du fade, de l’immangeable qu'autre chose. Comme j'aurais aimé que les autres puissent goûter au poulet braisé qui me fut servit cette soirée là! C'était si délicieux que j'en reprenais jusqu'à n'avoir plus faim, mais celle-ci me tirailla de nouveau le ventre que le dessert, véritable chef-d'oeuvre de pâtisserie! La fatigue m'affectant, j'entamais ma première nuit dans une véritable maison entre des draps soyeux, doux, recouvrant un matelas sans trou ni crevasses béantes.
    Les jours suivant furent semblables, le vieil homme m'apprenait quelques petites astuces en combat pokémon, ses observations sur Goupix ainsi que quelques secrets de débrouillardises pour le quotidien. Tout cela combiné, touts ces facteurs et sûrement le fait que je commençais à m'attacher à cet homme seul, rendirent mon séjour bien plus long que ce que j'avais prévu. Au point que des saisons s'écoulèrent, j'avais vu passé par les fenêtres l'automne et l'hiver, le printemps et l'été, des jours courts et des orages, la pluie battante et la neige immaculée orner les toits de Doublonville et de ses villes alentours. Au total, je crois, que deux années se sont écoulées dans ce petit manoir. Mon premier pokémon, je ne l'avais toujours pas, j'attendais qu'il se présente à moi comme une évidence, un signe du destin. En tout cas, une seule chose était certaine, le vieillard avait une certaine affection pour moi en me considérant comme sa propre petite fille, lui, qui venait de perdre un enfant. Et, je dois l'avouer, j'adorais cette sensation d'être importante aux yeux de quelqu'un! Malheureusement, toute ère à sa fin et malgré la brièveté de celle ci, elle n'échappa à la sinistre règle.

    Chapitre 3: La fin d'une époque

    Cela faisait peu de temps que l'on avait fêté ma première année au sein de cette maison, l'été était de retour, les vacances avec et tout allait pour le meilleur des mondes. Pourtant, depuis quelques jours, le vieux était d'humeur massacrante, hurlant sur quiconque commettait la moindre maladresse, la moindre faute. C'est à dire, autant sur moi que sur Goupix, les domestiques et ses autres pokémons! Vraiment soupe au lait comme si...comme si quelque chose le tracassait, le dérangeait. Inquiète, j'attendis qu'il parte à son travail pour fouiller son bureau, lieu qui m'étais strictement interdit d'ordinaire et dont la transgression, ne m'avait jusqu'à cet instant jamais tenté mais, la curiosité plus forte que la peur des punitions, je m'y aventurais à tâtons, sans vraiment savoir à quoi je devais m'attendre, le coeur battant à la chamade. La pièce était grande, les murs étaient ornés par de belles peintures dont plusieurs représentaient des scènes de la mythologie tel que le combat entre Groudon et Kyogre, l'enfermement de Palkia et Dialga par les trois farfadets, Celebi voyageant dans le temps ou bien, Lugia surgissant des profondeurs, effrayant les trois oiseaux légendaires alors en plein combat. Mais la plus intrigante fut celle qui représentait un petit être tout rose, avec une longue queue et qui me semblait bien familier... L'agression! Ce pokémon figé dans la peinture, n'était rien de moins que celui qui m'a sauvé! Je regarde aussitôt le titre de la peinture, avec l'espoir que son nom y paraisse et bien heureusement, il y était. "Mew jouant dans les montagnes", tel était le titre. Pensive, je fixai ce tableau, oubliant ce que je venais faire dans ces lieux quand soudain! J'entendis la poignée se tourner et la porte s'ouvrir, j'eus à peine le temps de me planquer sous le bureau quand je vis la tenue de la femme de ménage. A demi rassurée, je restais tout de même cachée dans l'attente qu'elle parte dans les plus brefs délais, voeu bientôt exaucé! Cet instant de panique eu au moins le mérite de me rappeler à l'ordre et c'est avec minutie que je fouillais les tiroirs, trouvant au passage divers documents sans importance à mes yeux tel que des compte, assurances et autres formalités administratives...

    *Il n'y rien! J'ai fait tout ça pour rien! J'me ba...Oh! Mais qu'est ce que c'est que ça?*

    Goupix entra, me créant une belle frayeur au passage.

    -Je te hais!
    -Goupiiix! Me fit il avec son air enjoué.

    Revenant à mes wattouats, je lisais avec attention le document. C'était une lettre de menace, écrite avec des lettres de journaux découpés. Elle semblait assez récente, sûrement devait elle avoir un lien avec son humeur. C'est qu'elle n'était pas seule la petite! Il y en avait au moins une dizaine dans le même genre, allant crescendo en fonction des dates de réception. La dernière, celle que je venais de lire, était de loin la plus violente et la plus effrayante par les propos tenus qui tenaient de l'ordre de la mise à mort pure et simple. En voyant mon regard, Goupix comprit la situation et s'en alla avant même que je ne dise le moindre mot. Moi, je me contentai simplement de regagner ma chambre, relisant des livres sur la mythologie afin de me changer les idées et le petit pokémon réapparut sous mes yeux, s'étendant de tout son soul sur le matelas de mon lit avec un regard inquiet.

    -Mais quoi? Que veux tu que je fasse?
    -Goupiix!
    -Je ne peux rien faire pour l'instant! Tu le sais très bien!

    Il hocha la tête, reconnaissant que j'avais raison. Oh! Comme je voulais que Terence soit rentré! Je souhaitais de tout coeur l e revoir à mes côtés comme le grand protecteur qu'il fut pour moi! Mais je ne pouvais qu'attendre et espérer que rien ne lui arrive tant qu'il était dehors, à la merci de je ne sais quel tueur! Patienter jusqu'au soir était pourtant ma routine quotidienne mais celle ci fut de loin la plus longue jamais éprouvée. Au crépuscule, à l'heure où traditionnellement le vieux ramenait ses fesses à la maison, je n'eus droit qu'à la déception d'une voiture encore absente du garage. J'allumai alors la télévision afin de calmer mon inquiétude, les informations commençaient tout juste avec un reportage sur une nouvelle région découverte en plein ciel. Une île céleste du nom d'Alma, bien connue des pokémons, pas assez des humains qui songeaient à la conquérir et qui déjà, avait su charmé mon coeur de rêveuse invétérée avec cette possibilité de se trouver toujours plus près des étoiles. C'est à cet instant précis que mon pokématos sonna tout près de moi. Je n'aurais su dire pourquoi ni comment, mon souffle devint plus court et mon coeur accélérât sa fréquence, ses pulsations malmenaient ma cage thoracique sous pression. Goupix était là, sa fourrure chaude blottit contre mes cuisses. Je décroche fébrilement, rassurée par la voix qui en sort.

    -Allô Melody? J'espère que tu ne t'es pas fait un sang d'encre! J'ai oublié de te prévenir que je rentrais tard.
    -Ah! Terence! Comme je suis contente de t'entendre! Je m'inquiétais un peu.
    -Je vois... Pourquoi?
    -Tu es mon seul allié...le seul qui m'ai tendu une main pour m'aider.
    -C'est vrai... Et toi, tu fus une nouvelle lumière qui entra dans ma vie.
    -Je vous serais toujours reconnaissante! J'aimerais avoir l'occasion de le faire.
    -Un jour sûrement... Tiens! Je viens te chercher et on va au restaurant!
    -Génial!

    Une voiture arrive soudainement, la sienne avec lui au volant. Son sourire radieux me fit chaud au coeur tout comme mon angoisse qui s'envolait. M'invitant dans sa grande voiture blanche et en route pour Doublonville!
    Si j'avais sus...

    Nous avions tout juste finit de manger, il faisait nuit mais la lune ne se présentait pas au sein du firmament. Normal, c'était la nouvelle lune! Seules les étoiles brillaient, l'astre lunaire devait être trop lâche pour supporter ce qui suivit. En riant nous sommes sortit de la bâtisse, les rues du centre ville étaient encore assez animées, le trafic roulait normalement quand je vis une voiture ralentir soudainement, sans raisons apparentes. Le temps d'entendre une interpellation directement adressée à mon ami, que je vis un Magby attaquer avec Brouillard. Perdue...j'étais totalement perdue! Je ne me souviens que de cris de tout côtés, du bruit d'une porte qui s'ouvre et du cri d'un Dimoret.

    -Au revoir Melody.

    Une ombre, je crois, aussi rapide que furtive, et puis plus rien. De nouveau l'ombre et le désespoir, je n'entendis que quelque chose tombant au sol et ces deniers mots qui résonnent encore et encore, bruits funestes qui tournent en boucle sans jamais sortir, sans jamais s'atténuer. Les instants qui suivirent sont encore flous à ma mémoire, je ne me rappelle jamais avec exactitude ce que je fis à lorsque le brouillard fut dissipé. Il me semble que je me suis évanouie ou bien, peut être me suis écroulée, profondément choquée par ce qu'il venait de ce passer. Je ne me souviens que d'un gros trou dans son thorax, sûrement créé par l'attaque du pokémon. Je ne me rappelle que de Goupix à mes côtés, se blottissant contre mes pieds. Des cris d'horreur, des lumières, des ambulances.... je me sentais à la fois étrangère à tout cela, tout en étant impliquée au plus haut degré dans cette macabre issue! Puis la tension redescend, le corps est emporté:

    -La petite! Elle est aussi touchée!

    Je regardai mes mains, incrédule, elles étaient tâchées par le sang. Une mise en scène bien connue, à la différence qu'il ne s'agissait pas du mien mais du sien.
    On n’emmena à l'hôpital. J'étais enfin revenue à moi, de nouveau pleinement capable de ressentir les émotions en masse dues à ce crime. Cependant, ma voix restait bloquée au creux de ma gorge nouée, pauvre petite enfant rendue muette par le drame. Dans une chambre blanche comme un paysage d'hiver, et tout aussi dépouillée, les infirmières allaient et venaient prendre de mes nouvelles mais elles n'obtenaient aucun résultat concluant. Deux semaines s'écoulèrent ainsi, dans le silence le plus total. Dans ma petite tête de gamine, je songeais aux jours passés avec lui, à tout ce qu'il m'avait donné, à cette affection particulière qu'il entretenait avec moi. La réalité...mais quel cauchemar! Y vivre était épuisant! Y lutter, inutile puisque la mort vient te cueillir au crépuscule de ta vie voir plus tôt avec de la malchance! De plus, les gens n'avaient rien tenté pour le sauver! Je l'avais tenu dans mes bras, enfin il me semble, sa poitrine déchiquetée respirait encore! Alors, pourquoi Pourquoi l'ont ils laissé mourir? Pourquoi l'ont ils recouvert de ce blanc linceul directement? Je ne comprenais pas, je ne voulais pas comprendre, ni ces médecins dont les talents oratoires étaient capables de vous faire passer des vessies pour des lanternes, ni ces infirmières avec leur fausse compassion! Le silence était ma seule solution et fermer mon esprit, la seule échappatoire convenable.
    Jusqu'à ce qu'un beau jour un médecin eu la lumineuse idée de faire venir le Goupix de Mr.O'Hara. Ma voix revint petit à petit, je pouvait désormais répondre et lorsque vint l'heure de me demander mon nom, je répondis tout simplement:

    -Je suis Melody O'Hara.

    Chapitre 4: Naissance d'un nouveau dresseur

    Il s'écoula un mois depuis la mort de Terence O'Hara. Un mois entier durant lequel mon âme était partagé entre folie et dépression et dont seul le Goupix permettait de garder un soupçon de raison. On ne voulait de ma présence au sein des funérailles, mais il s'avéra que ma persuasion fut la plus forte. Pourquoi avait il voulut qu'on aille au restaurant s'il se sentait menacé? Je ne comprenais pas et ce mystère mourut avec lui comme bien d'autres. Comment aurais pus imaginer? Qu'à la rencontre de cet homme dans le train ma vie allait autant changer? Que je me serais finalement attaché à ce vieil homme si généreux? A l'aube de notre rencontre, nous étions deux êtres seul parmi des millions d'autres, nous nous étions trouvés et nous nous sommes entraidés. Je savais très bien qu'il avait des activités illicites, mais jamais je n'aurais pensé que cette aventure finirait ainsi... Naïve que je suis! Il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'il termine sa vie assassiné!
    Une partie de moi le haïssait comme la peste, une autre part je le regrettais comme on regrette un proche parent. Lors de l'ouverture du testament, les larmes coulaient d'elles même au point que la volonté seule, ne put rien contre cet océan de tristesse. Je n'écoutais pas vraiment, mon regard bien trop occupé à fixer le tapis et, alors que je relevai le regard, tout les autres étaient rivés sur moi. Mais qu'est ce que j'avais fait?

    *Pourquoi ils me regardent avec cet air halluciné? J'ai du manquer un épisode là!*

    Pourquoi cet air étonné? Pourquoi tant de mystères? J'ose demander ce qui se passe, le notaire daigne me répondre. Et quelle réponse! Tellement grosse que je n'y crus pas mais l'évidence était là! Moi...qui n'était là que depuis deux ans, venait d'hériter de la majorité de sa fortune! Je comprenais mieux ces regards assassins qui me dévisageaient ouvertement et dont les éclairs traversant leurs yeux, exprimaient tout le ressentiment de leurs coeurs. Tout cet argent...toutes ces maisons qui m'appartenaient par la seule action d'une écriture survenue d’outre-tombe, m'avaient profondément bouleversée! Les quelques rares présent partirent, dépités de n'avoir eu une plus grosse part du gâteau. En fin de compte, je revenais bien à mon état originel, solitaire, avec pour seule différence, des possessions à ne plus savoir quoi en faire.
    Environ un ou deux jours plus tard, un nouveau drame survint au sein de "ma" nouvelle demeure. En effet, Goupix, s'enfuit. Bien sûr que j'avais trouvé son comportement étrange depuis quelques temps, mais jamais je n'aurais envisagé qu'il prenne cette solution là! Partant à sa recherche, sous les foudres d'un orage d'été, je décidai de traquer sa piste vers Rosalia, la ville des esprits. Paniquée, je hurlais son nom partout sur la route avant de tenter ma chance dans la forêt à déranger les hautes herbes, les buissons et les arbres par la même occasion, je n'hésitais pas une seule seconde à perdre mon souffle tant que j'avais une voix pour crier! Ce Goupix était le seul qui daigna partager mes côtés! Nous avions toujours été en bon termes même si il n'eut jamais ployé sous mes ordres! Pourtant je tenais à lui comme à la prunelle de mes yeux, avec ou sans obéissance! Je commençais à désespérer, il faisait nuit, le froid s'éprenait de moi dans le vent et la terreur. Ma gorge tirait, je n'avais plus de voix, les larmes m’étranglaient tout en rejoignant la pluie. La peur me tordait l'estomac mais j'essayais de poursuivre ma route, pour l'amour que je portai ce maudit Shiney! Quand un cri m'alerta. Aigüe, lointain, il ne pouvait appartenir qu'à lui! Mauvaise fortune, le pokémon se faisait poursuivre par une armée d'Ursaring en colère. Déjà affaibli par la fatigue et la pluie, j'eus juste le temps de le voir s'écrouler en buttant sur un rocher, ses pattes ne pouvant plus le supporter.

    *Ah! Ils vont le tuer!! Je fais quoi? Je fais quoi??*

    Il gémit, pauvre petit. Mon sang ne fit qu'un tour, mes jambes aussi. Prenant tout mon courage, je sautai en avant afin de prendre le pokémon dans mes bras, juste sous le nez de la horde. Ceux ci, furieux que je leur dérobe leur proie sous leur museau, me coursent sans hésiter une seule seconde. Inutile de vous dire qu'il fallut courir à vive allure pour leur échapper! Finalement, je parvins à trouver abri au détour d'un buisson, espérant que la pluie et le vent de dos puissent masquer ma présence à leurs yeux, spécialement leur nez sur-développé. Terence, même depuis la tombe, tes conseils me permirent de rester en vie! Bien planquée au fin fond du buisson, j'attendis patiemment que la horde s'éloigne avant de sortir en courant, perdue cette fois ci dans la forêt, dans la peur que les pokémons nous retrouvent. Si seulement ce "détail" était le principal problème, il fallait que mon Goupix soit dans la tourmente d'une vie s'envolant souffle par souffle. Je le serrais, il devenait de plus en plus froid et Arceus sait à quel point il est dangereux pour un pokémon feu de refroidir autant!

    -Goupix! Tiens bon! Si tu crèves, je te tue!
    -Piiix. Fit il faiblement.

    Vivement je retirai ma veste pour le mettre à l'intérieur. Si moi j'avais froid, au pire un rhume m'attendais au tournant et non la mort comme ce pauvre petit gars. Tout de même...pourquoi avoir mit un tee-shirt?! Détail inutile de ma part, je l'avoue.
    Connaissez vous la sensation d'un coeur qui faiblit dans vos bras? Sachez que c'est réellement terrifiant! Rarement dans une vie on puis ressentir de tels émotions aussi intense que lorsqu'on sent une vie qui fuit!
    Une idée me vint, Goupix n'avait pas de pokéball! Repensant à celle de Lizz -je la gardait en porte-bonheur- je demanda à Goupix la permission de le capturer, lui faisant bien comprendre au passage qu'il pouvait toujours partir par la suite. Il refusa. Je le suppliais, il céda. La capture se fit tout en douceur, je touchai à peine la surface de sa fourrure dorée avec le bout de la pokéball, celui ci devint rouge avant d'entrer à l'intérieur. Là au moins, la pluie ne pouvait l'atteindre! Je cours de nouveau, espérant au moins trouver un coin sec pour dormir mais l'orage était tel, que tout était absolument trempé et l'obscurité ne me permit aucune action de repérage. Valait mieux m'arrêter finalement, quitte à passer une nuit blanche sous la pluie! Les Cerfrousses aussi, se mirent du côté ennemi en me proposant maintes visions d'horreurs et des espoirs fous. Des pokémons spectres vinrent à ma rencontre de surcroît, leur principale attraction de la nuit tenait au simple lobby de me faire subir toute une gamme de farces effrayantes. La chance n'était visiblement pas avec moi cette nuit là. Pour tout vous dire, les lueurs de l'aube se firent ardemment désirées! A peine les avais je aperçues, que je me lançai de nouveau sur la route de Doublonville avec l'espoir de ne pas être arrivée trop tard.

    -Des baies Orans! Une chance!

    Ces baies bleues...je crois sincèrement que celles ci sont les denrées, les causes de la survie de ce cher Goupix. Certes, il était encore épuisé, les baies ne pouvant rivaliser avec les soins d'un Centre pokémon mais cela était toujours mieux que rien! Cela le maintenait en vie...seulement cela n'est valable que pour un court instant et j'ignorais même la direction à prendre pour regagner la ville. A droite? A gauche? Suis je bien orientée? Argh! La perdition...quel fléau! Quoi de pire dans une situation critique! Point positif, il ne pleuvait plus depuis l'aurore, c'était déjà ça de prix...
    Ne me demandez pas comment, ni par quel miracle mais en traçant tout droit, je suis retombée sur la route! Courant jusqu'à la ville et son centre pokémon, Goupix fut finalement sauvé, de peu. Mais le résultat était là et j'étais plus qu'heureuse de le voir dormir paisiblement dans sa couveuse! Je m'écroulais au plein milieu de la foule, épuisée, la fièvre en prime! Pas étonnant en même tant, c'est le contraire qui aurait parut surprenant! Une semaine au lit et l'affaire fut réglée rapidement!

    Beaucoup de personnes, sûrement censées, auraient abandonné toute idée d'aventure après un tel évènement ou du moins, auraient repoussés leur départ. Je ne fus pas de cet avis...
    L'aurore illuminait le ciel, les diamants perlaient à toutes les herbes, j'étais partie dans le doux secret de l'aube sans que personne ne me voit. Au manoir je laissai mes directives aux domestiques, à la gouvernante et autres membres du personnels par le biais d'une lettre, un simple mot laissé sur mon lit, histoire de ne pas les inquiéter pour du vent. Personne ne pouvait m'empêcher désormais de vivre la vie de dresseur dont je rêvais, j'avais enfin la bénédiction de tous pour partir de ce lieu maudit! Goupix était resté au centre pokémon en attendant la fin de son rétablissement, je ne voulais pas que son regard croise mon sillage alors que mes pas m’amenaient aux portes de l'aventure tandis qu'il serait resté au manoir. Je n'aurais su le supporter, la discrétion était de mise avec ce genre de départ non-conventionnel. Prête à en découdre avec cette vie sans douceur, je marchais droit vers mon destin, la chevalière de Terence en pendentif autour du cou.
    Et alors que je venais tout juste de franchir les limites de la ville, Goupix arriva en courant, une pokéball dans la gueule. Son pelage scintillant n'était que plus beau, plus resplendissant mettant parfaitement en valeur ses deux yeux, ces joyaux de l'âme, dont l'iris pétillait d'un regard malicieux.

    -Tu veux vraiment venir avec moi?
    -Goupiiiiiiix!
    -Le voyage sera long et semé d'embuches tu sais...Te crois tu à la hauteur?
    -Piix!
    -Alors, tu devras faire tout ce que je te demande!
    -Goupiiix!
    -Dans ce cas, moi, Melody O'Hara, jure sur l'honneur qu'un jour nous ferons partit de l'élite des dresseurs!

    Ainsi commença nôtre aventure.

    Chapitre 5: Le parcours d'une nouvelle étoile

    Maints jours et maintes nuits se sont écoulés depuis notre premier pas vers l'aventure. Tout deux nous aspirions à la force comme bon nombre de nouveaux dresseur. La performance que peu de personnes peuvent se vanter d'atteindre était notre but principal, conquérir les différentes régions par la collecte des badges notre premier objectif. Désormais, l'avenir nous faisait enfin face, les yeux dans les yeux, et nous, compagnons d'infortune, nous préparions à l'affronter avec toute la hargne qui nous habitait. De plus, je ne pouvais plus me permettre de remettre une fois de plus à plus tard mes projets et ma promesse faîte deux ans plus tôt. Cette fois ci, j'étais prête, en bonne compagnie, protégée par les flammes d'un magnifique pokémon feu aux couleurs étrange. Tout ceux que nous affrontions nous regardaient avec étonnement et je puis comprendre leur surprise lorsque leur regard a glissé sur le magnifique pokémon qui partageait ma vie. Chemin faisant, nous rencontrâmes un tel nombre de dresseurs, certains moins louables que d'autres, d'autres louches au regard fuyant puis des personnes tant amicales qu'honnêtes. Sur les routes de Jotho, nous nous sommes fait des amis, des ennemis, des rivaux qui croisaient sans cesse notre sillage lors de notre traversée de la région. Bref, tant de facteurs, tant de souvenirs qui composent une vie, un voyage initiatique destiné à faire de moi, l'être mature que j'étais déjà à dix ans. Les arènes tombaient face à nous, nous avions attrapés de nouveaux pokémons pour au final, avoir l'honneur et le privilège de pouvoir participer à la conquête finale de la ligue. Malheureusement, mon impétuosité n'avait d'égal que mon égo sur-dimensionné, aussi, notre défaite fut inévitable. Au moins, j'avais la fierté d'avoir pus parvenir jusqu'au maître de l'époque, Peter le célèbre maître des pokémons dragons. Cependant, la défaite restait amère, bien trop difficile à avaler pour l'enfant que j'étais. Me faire battre avec une telle aisance, après tout ces sacrifices, après tout ces efforts? Tout cela avait donc était vain? Je rejetais ma faute sur mes pokémons, les premières victimes mais la raison et la sagesse du jeune Maître me permirent de rendre cette défaite plus douce, constructive. Je me devais d'aller de l'avant...continuer malgré l'amertume que j'éprouvais dorénavant envers moi même.

    Je décidai alors, de m'attaquer à la ligue de Kanto. Revivant au passage, une expérience unique dont tout l'argent que je gardait chez moi, ne pouvait acheter. Paysage...pokémons de ma région supposée être le lieu de ma naissance, puis vivre cette impression de nostalgie malgré mon jeune âge, m'avait retournée dans un premier temps avant de disparaître au fur et à mesure que j’avançais. Argenta, Azuria, Carmi sur Mer, Celadopole, Parmanie...tant de villes traversées pour finalement revenir sur le lieu de mon enfance! Safrania! Je n'eus alors qu'un désir qui se résumait à la simple vue d'un bâtiment. L'orphelinat se tenait encore, froid bâtiment lugubre dans lequel étaient piégés des dizaines d'enfants abandonnés pour divers motifs. Pour tout vous avouer, je n'ai pas osé y pénétrer. Mes voeux, ma promesse n'étaient pas encore réalité et il aurait été honteux de réapparaître comme cela, sans avoir accomplit quelques hauts faits qui puissent les inspirer. Alors que je regardais l'extérieur du bâtiment, une goutte vint à tomber sur le bout de mon nez. Il était grand temps que je parte de ces lieux maudits par la mémoire mais bénis par les êtres qui y résidaient. A vrai dire, c'était comme prononcer un adieu dans mon coeur, au profit de la folie des grandeurs. Mon voyage devait se poursuivre, je n'avait d'autre choix que de poursuivre encore et toujours mes rêves d'identité propre, de reconnaissance également, afin que ce nom ne sombre jamais dans l'oubli collectif.
    Morgane battue...je continuais ma route, rencontrant d'autres dresseurs, capturant d'autres pokémons. Cramois'Île et pour finir Jadielle, j'avais tout juste finit ma collecte pour la région que l'ouverture de la ligue pokémon fut organisée! Un véritable festival de couleurs et de dresseurs de touts horizons! Autant d'histoires à connaître, de sacrifices élogieux, de pokémons divers que le championnat pour rencontrer le conseil des 4 allait être serré! Je me souviendrais toujours du Sulfura surgit de la flamme Pokélympique! De la foule acclamant les marathoniens et leurs pokémons, cette ferveur puissante des cris porteurs d'encouragements teintés d'espoirs pour les participants! J'étais parmi eux dans l'arène, prête au combat, animée par la combativité mêlée à de l'excitation pure. Mais malheureusement, j'eus à peine achevé les quarts de finals que je fis simplement éliminée de la compétition. Encore une humiliation.
    Je continuais ma route, allant à Hoenn pour les mêmes motifs. Les résultats des matchs contre les champions furent les mêmes, mon cher compagnon avait désormais évolué, sa puissance n'en était que plus forte. Seulement, nos espoirs finirent encore en désillusions, à croire que nous n'étions pas fait pour être considérés comme élite! Le premier membre du Conseil des 4 m'avait stoppé dans mon élan. Nos rêves étaient pourtant les plus forts que l'on pouvait trouver, notre soif d'idéal voulait modéliser la réalité à notre manière! Cet état d'esprit ne nous as jamais quitté, que ce soit en parcourant Sinnoh ou Unys!

    Quoique Unys...Unys...j'ignore si je dois en garder un bon souvenir. C'est en ces lieux que repose en paix un certain Lockpin que j'entraînais. Il était beau, si vous saviez à quel point ce pokémon était beau! Sa fourrure douce se laissait coiffer par le vent et son coeur était tout aussi sauvage que les praires dans lesquels il devait avoir vu le jour. Un regard d'ébène pour un cri farouche, ce pokémon espiègle me désobéissait souvent en dehors des combats mais sa loyauté était révélée lors des matchs que nous disputions. Funeste jour que fut celui de sa mort face à un dresseur qui ne sut maîtriser les pulsions meurtrières de son Drakkarmin. Mon pokémon était mort, sous les griffes du tueur et sous mes yeux humides. Feunard avait pourtant réussit à l'arrêter, il vivait encore à cet instant là mais au centre pokémon y laissa sa vie. Joëlle ne put rien faire, il était trop tard...bien trop tard pour sauver sa peau. Le dresseur tenta vainement d'exprimer du remord, ce qui alimentait encore plus ma haine envers lui! Encore de la fausse compassion, encore on me prenait un être cher sous mes yeux, encore on me privait des des rires d'un ami sous l'impulsion d'une soif morbide. Et qui pour le sauver? Personne! Pas même moi...lamentable être que je suis! J'étais haïssable et je me haïssais! Je ne pensais pas que cela irait aussi loin! Je ne pensais pas que ce maudit dragon ne combattait plus pour le plaisir de se surpasser, mais bel et bien pour la mise à mort qu'elle peut occasionner! C'est à cause de cet évènement, que je décidai de quitter Unys, pour une destination inconnue pour un but inconnu. Mon deuil fait, il me fallait un nouvel objectif à atteindre car il n'était pas dans ma nature de me morfondre pendant des lustres, surtout que cela allait me porter préjudice.
    Mes yeux quittèrent alors une énième fois le sol pour parcourir les cieux, ma soif d'aventure et d'exploration s'éveilla en songeant à cet ancien reportage de mes souvenirs. Cette région flottante, libre de tout lien avec la terre qui fusse naturelle, me faisait rêver! Une terre au plus près des étoiles, dernier tertre avant de rejoindre les étendues célestes et inconnues de l'espace... Prenant la plateforme, je pris ma décision d'être le dresseur le plus fort que l'on puisse rencontrer dans cette région. Les villes commençaient alors à êtres développées, huit d'entre elles étaient dorénavant pourvues d'une arène avec le champion qui lui correspond. A mon habitude, pas un ne réussit à retenir mon ascension mais à la différence des autres fois, je parvint à mes fins. Le conseil des 4 vaincus dans la difficultés la plus accrues que j'ai jamais rencontré, un maître pokémon était désormais l'ultime obstacle à la reconnaissance éternelle. Le combat fut long et difficile, la tension était à son comble! Je crus que mon coeur allait céder à la pression tant la bataille psychique était placée sous le signe de l'intensité! Et là, dernier pokémons de chaque côté. Feunard était mon dernier espoir de gagner la bataille, devant nous, un Absol. Rivalisant d'agilité, les deux pokémons se battaient avec une hargne telle, le spectacle avait attiré plus d'un spectateur dans les tribunes. Feunard lance un Boutefeu décisif tandis qu'Absol attaque Tranche-nuit. A l'impact, un écran de fumée se forme, laissant en suspend la question du vainqueur. J'avais du mal à me contrôler, le suspense était insoutenable! Mon souffle se tut, à l'image d'une salle entière à la respiration retenue alors que la fumée se dissipait lentement, petit à petit, renforçant la dimension dramatique de l'issue finale en la voilant de mystère. On voit de nouveau clair...les yeux fermés, j'entends des éclats de surprise suivit par des acclamations. Ouvrant un oeil pour comprendre, Feunard est debout, haletant. Absol, inerte, gisait K-O sur le terrain ravagé par le combat. J'étais devenue le maître!

    Le maître d'Alma...




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    Pokemon favoris ? Vous me posez une colle là! Evoli, Feunard, Dracolosse, Absol, et d'autres!







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MessageSujet: Re: Melody O'Hara   Mer 6 Juin - 16:15

Les nuages sont le lieu idéal pour une rêveuse comme toi. J'espère que tu te plairas ici, j'attends avec impatience ta présentation.
Edit : Très bonne description morale, continus comme ça.
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MessageSujet: Re: Melody O'Hara   Sam 16 Juin - 22:17

J'ai finit! Ouais! Razz
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MessageSujet: Re: Melody O'Hara   Dim 17 Juin - 7:42

Et ben ! Je ne peux que te féliciter pour cette histoire aussi longue qu'intéressante ! Sérieusement, bravo ^^
Je te donne ma validation, nouveau maître d'Alma.
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MessageSujet: Re: Melody O'Hara   Dim 17 Juin - 7:53

Je pose le tampon de validation
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